LE FINANCEMENT DE LA FORCE CONJOINTE DU G5 SAHEL OU LE CASSE-TETE BUDGETAIRE

La question du financement de la Force conjointe du G5 Sahel est le sujet le plus discuté dans les instances internationales. De l’AGNU à l’UA, des conférences internationales à des rencontres bilatérales, ce sujet est au centre des préoccupations internationales. En effet, l’urgence nous pousse à réfléchir sur ce qui retarde le financement du G5 Sahel.
Créé en 2014 par le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et le Tchad cinq pays sahéliens directement touchés par l’activité terroriste et la criminalité transfrontalière, le G5 est une organisation régionale de coopération sécuritaire et de développement. Ainsi, la Force du G5 Sahel a pour objet principal de garantir la sécurité dans l’espace des pays membres.

Pourquoi la véritable opérationnalisation de la Force conjointe reste encore d’actualité depuis sa création ?
Ceci est dû à la réticence ou disons du refus même des américains et britanniques de placer la Force du G5 Sahel sous le chapitre ? de la Charte des Nations Unies afin de la permettre de bénéficier des fonds des Nations Unies alloués au maintien de la paix et de la sécurité, ce qui met la Force conjointe à la merci d’une insécurité budgétaire permanente.
Concrètement, depuis l’arrivée du nouveau locataire de White House, la politique internationale des USA a considérablement changé. D’abord, contrairement à son prédécesseur, Trump prône une politique isolationniste et unilatéraliste et cette politique répond aussi malheureusement à l’attente de son électorat trop souverainiste. Ensuite, la position de Washington se justifie par des considérations géopolitiques. Pour Washington, la bande sahélo-saharienne est essentiellement francophile et donc reste pour eux une zone secondaire.
Enfin, le poids américain à la contribution au budget des opérations de maintien de la paix constitue aussi un argument. Faudrait-il encore le rappeler, les USA sont les plus grands contributeurs au budget des opérations de maintien de la paix des Nations Unies (à hauteur de 28%). C’est en cela que Washington estime que la Force du G5 Sahel est couteuse et donc refuse de l’intégrer au mécanisme onusien. Pourtant le budget de la MINUSMA est de l’ordre de 1 milliard de dollars. Et le pire, l’administration Trump affiche son intention de réduire de manière conséquente la contribution américaine au budget des opérations de maintien de la paix.
Et à la grande surprise, la Grande Bretagne tient plus à son « special relationship » en apportant un soutien inconditionnel à la politique de Trump. Londres veut en quelque sorte consolider davantage son alliance avec l’administration Trump après le Theresaxit.
Rappelons que la responsabilité principale du Conseil de Sécurité est le maintien de la paix et de la sécurité internationales conformément à l’article 24 de la Charte des Nations Unies. De ce fait, le blocage par certains membres permanents ne prive-t-il pas le Conseil de Sécurité de son rôle principal ?

La possibilité d’un financement de la Force conjointe par la Banque mondiale, le FMI, la BAD etc…:
La communauté des donateurs a coutume de répéter que sans sécurité, il n’y a pas de développement et sans développement pas non plus de sécurité. Mais que fait- elle pour financer la sécurité ? En réalité l’idée de financer la sécurité lui répugne profondément. Certaines institutions telle que la Banque mondiale, la BAD, se réfugient même derrière leurs statuts rédigés et adoptés il y a des années, pour refuser toute immixtion dans ce domaine. Seulement quelques institutions, avec beaucoup de réticence, de précautions et de lourdeurs, commencent très timidement à financer la formation de forces de sécurité, et le cas échéant à payer un peu d’équipement non létal.
Le problème au niveau de la communauté internationale n’est nullement financier. Équiper, former et financer pendant un an un bataillon sahélien ne coûte pas cher. Car le coût de l’opération Barkhane est supérieur à 650 millions d’euros par an, celui de la MINUSMA est de l’ordre de 1 milliard de dollars, alors que le montant de la force du G5 Sahel est de 450 million d’euros. L’argent ne manque donc pas.

Remplacer la MINUSMA par la Force du G5 Sahel comme une alternative:
En réalité, les opérations de maintien de la paix des Nations Unies montrent des insuffisances. Elles ne démontrent pas un niveau d’efficacité militaire suffisant pour espérer assurer la sécurité dans des contextes où il n’y a pas d’accord politique entre les belligérants et le niveau de conflictualité est élevé, le cas du Mali, du Congo par exemple.
Le malheur est que les 12 000 hommes de la MINUSMA au Mali ont bien du mal à assurer leur propre sécurité. Comment la MINUSMA peut-assurer la sécurité sur l’ensemble du territoire ? En plus de cela, la MINUSMA a mandat de « peace keeping » et non « peace enforcement ». Ce qui montre clairement que la MINUSMA n’est pas une force de lutte contre le terrorisme.
C’est pourquoi il est tout à fait légitime de penser à la suppression de la MINUSMA et mettre son budget colossal de 1 milliard de dollars à la disposition de la Force conjointe du G5 Sahel. Cela permettra à la Force d’être bien équipé et d’avoir une efficacité pour venir à bout des groupes djihadistes dans la région.
De l’autre côté, ceci permettra à Barkhane, cette force dont la mission reste encore ambigüe et sa présence contestée de part et d’autre et dont les yeux rivés plus sur l’uranium que sur la lutte contre le terrorisme de rentrer chez elle.

Pour le moment, de Bruxelles à Paris, de Londres à New-York, de G8 à G7, la véritable opérationnalisation de la Force du G5 ne dépendra que de son financement promis par les bailleurs et ce qui est loin d’être un financement pérenne.

En résumé, la sécurité du Sahel, disons la vie des milliers d’africains est entre les mains des bailleurs.

L’échec est total.

Mahamat Yaya Ahmat

MAMADOU SALIOU BAH

la résolution du contrat

Le contrat « est un accord de volontés entre deux ou plusieurs personnes, destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations ».  « Pacta sunt servanda », cette locution latine constitue un principe directeur en droit des contrats. Elle signifie que les parties sont désormais liées au contrat venant d’être conclu, et qu’à ce titre elles ne sauraient déroger aux obligations issues de cet accord. En cas de dérogation à une obligation par l’une des parties, la relation contractuelle est rompue.  A cet effet, la loi prévoit des modes d’extinctions  des obligations contractuelles, pour remédier à la non-exécution d’une obligation contractuelle par l’une des parties. La résolution du contrat est une des causes d’inexécution des obligations contractuelles. Elle renvoie à un manquement des obligations contractuelles par le débiteur, quel que soit les motifs qui l’on empêcher d’exécuter son obligation.

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Ces substances chimiques nocives que l’Europe se refuse à interdire

8 avril 2019 Par Cédric Vallet, Médiapart

Le règlement européen Reach interdit l’utilisation de substances chimiques pour protéger la santé et l’environnement. Mais l’industrie profite de généreuses dérogations. Mediapart a enquêté sur l’examen en cours à Bruxelles d’une exemption pour une substance nocive, le chrome VI. Les experts se livrent à des calculs édifiants : ils comparent les gains escomptés pour les entreprises avec les risques de cancers pour les personnes exposées.

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International Criminal Lawyer to ST: ICC is controlled by the US and EU

http://www.syriatimes.sy/index.php/editorials/opinion/41182-international-criminal-lawyer-to-st-icc-is-controlled-by-the-us-and-eu

DAMASCUS, (ST)- An International Criminal Lawyer has underscored that the International Criminal Court (ICC) has fallen under the influence of those who fund it mainly the EU, and US and private corporations who donate to it and who are very willing to use the court when it suits their interests.

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Lettre ouverte à son excellence Monsieur Matamela Cyril RAMAPHOSA, Président de la république de l’Afrique du Sud


Le lundi 8 avril 2019, envoyée en copie par courrier à l’Ambassade de l’Afrique du Sud, S.E.M. Rapu MOLEKANE

 Monsieur le Président de la république

Je me permets de vous écrire, moi qui ai nourri pendant de longues années et qui nourris encore aujourd’hui une grande estime pour votre pays qui est aussi un peu celui de tous les Africains, parce que son histoire a révélé au Monde et aux Nations la figure imparable de l’Admirable Madiba.

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Le sionisme est-il synonyme de racisme ?

Par Rosa Amelia PLUMELLE-URIBE

Information préliminaire

Ma rencontre avec le sionisme eut lieu au début des années 1970 suite à mon engagement dans un combat militant contre le crime d’apartheid.

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La restitution des biens culturels africains

La restitution des biens culturels arrachés d’Afrique pendant les campagnes coloniales

Pour préparer la fameuse exposition coloniale, pour faire une collection exotique privée ou simplement pour en faire présent à des amis pour prouver que l’on a été en Afrique, l’Administration coloniale et ses militaires emportèrent de nombreux objets de valeurs symboliques et culturelles.

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LE BURN OUT

Je viens vous parler d’un phénomène existant dans le monde du travail mais très mal apprécié ou même méconnu : le BURN OUT

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La loi anti-casseurs:la résurrection?

 

Alors que l’acte 9 des gilets jaunes s’est déroulé dernièrement, le projet de loi anticasseur, fait couler de l’encre.  Cette proposition de loi a été déposé Bruno Retailleau (Les Républicains, LR) suite aux débordements ayant eu lieu en marge des nombreuses manifestations de mai 2018 contre la réforme de la SNCF. Un texte similaire avait déjà été adopté en 1970[1] avant d’être abrogé en 1981.  Créant ainsi un vide juridique.

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